Retour sur SEO Camp Day Lille Mars 2016 – Partie 2

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Voici la seconde partie de mon retour sur les conférences du SEO Camp Day de Lille du 4/03/2016.

Nous voici donc de retour après un déjeuner copieux dans un restaurant proche du lieu des conférences. Au passage je remercie une nouvelle fois Aurellien de la société Oseox et plus particulièrement l’outil Oseox Monitoring pour ce repas gracieusement offert. Après un café rapide dans l’espace dédié au salon, il est temps de reprendre les conférences:

LE SEO EN CHINE, MYTHE OU REALITE ?

Cette conférence nous est proposée par Sylvain Garin et Yuxiao Zhan

Premier constat, en chine il faut avoir une vision large pour le SEO, et ne pas se cantonner au moteur de recherche Baidu (très proche de Google). Bien que ce dernier soit encore le numéro un actuellement en Chine, d’autres moteurs ont recemment pris une part de ce marché colossal, comme 360 et Taobao. Baidu représente encore 56,33% des recherches chinoises mais 360 en étant proche des internautes, grapille de plus en plus de terrain alors qu’il est très récent.

Je me fais alors la réflexion suivante, si cela arrive en Chine pour Baidu alors pourquoi pas chez nous ! Google est-il indétrônable ? N’y a-t-il pas par le passé déjà eu de grands groupes détrônés par un petit Poucet ? Comme le souligne Laurent Bourrely lors de ses différentes interventions, d’autres alternatives existent comme Qwant par exemple, n’hésitez pas à me donner votre point de vue sur le sujet dans vos commentaires !

Mais reprenons le fil de nos conférences : Nous apprenons ensuite que Google et Bing ne représentent qu’1% des requêtes en Chine bien loin de nos chiffres européens.

Et coté référencement alors, que vaut Baidu ? Yuxiao nous informe que ce dernier est très proche de notre GG national, les balises sont les mêmes, nous ne seront donc pas perdu pour nos lignes de commandes « site: cache: etc… » mais aussi pour les images, les sitemaps et autres robots txt. Des filtres anti-spam ont aussi été mis en place sur le moteur chinois avec LV LUO notre Pinguin, et Pommegranate algorithme qui correspond lui à notre Panda.

Cependant bien que le moteur Baidu tend à devenir de plus en plus proche de nos habitudes occidentales, des différences existent. Baidu met systématiquement en avant ses services dans les résultats, sur Baidu on peut voir que sur les 14 résultats des serps, 4 sont des annonces payantes, suivies en général de 3 services du moteur et enfin les résultats naturels.

Resultats de recherches credit pour Baidu

Pour une mise en avant sur Baidu, une sorte d’équivalence de nos marchands de confiance en quelques sorte, il est possible de payer quelques milliers d’euros pour voir apparaître un petit logo V suivi d’un chiffre sur le visuel suivant. Pour avoir une idée de prix, le Label V1 coûte la modique somme de 80 000 € mais reporté au marché chinois le prix est-il si important ?

Lavel V sur baidu

Autre point important pour le référencement en chine, pour leurs achats e-commerce les chinois ont pour habitude de passer par la plateforme Alibaba, de nombreux e-commerçants n’ont pas eu même de boutique en ligne mais sont présents sur cette plateforme ou règne la loi de l’offre et de la demande. Pour une mise en avant, c’est le taux de clics et le mot clé qui a de l’importance, cette plateforme a créé sont propre moteur interne, un des plus puissants au monde.

Un dernier point indiqué par Sylvain, pour être présent sur le marché chinois, il faut avoir une entité physique en Chine et parler le chinois bien sur… Il faut aussi connaître les habitudes des chinois, pour l’exemple donné lors de la conférence, les lunettes de soleil, alors que nous européens privilégions la forme de nos lunettes, le Chinois les choisira en fonction de la forme de son visage…

Synergies SEO / SEA

Proposé par David Groult, cette conférence commence par un constat : en France, Google possède encore 92,89% de part de marché et chaque jour 15% de requêtes sont nouvelles, on imagine alors le potentiel et le travail restant a fournir en SEO.

Autre sujet abordé lors de ce début de conférence le changement qu’a apporté dernièrement google à ces résultats en passant de 3 résultats premium à 4 depuis environ deux semaines, preuve de la volonté du groupe de se rapprocher, selon David, des résultats du mobile.

À la question : Peut-on acheter sa marque sur Adwords ? La réponse est oui mais il ne faut pas utiliser des marques concurrentes dans l’annonce, une juriceprudence existe. Les points positifs pour l’achat de votre marque sur Adwords, sont une double exposition dans les résultats, gage de confiance pour les internautes car meilleure visibilité, le coût faible d’aquisition en général mais aussi la facilité de changement de communication pour vos opérations commerciales, en deux minutes pour vos annonces payantes et quelques jours pour vos résultats naturels. Pour le contre, les couts inutiles vus par certains (double emploi seo/sea )

Acheter sa marque dans google

A la question: Faire de l’adwords aide-t-il le SEO ?

La réponse est simple, bien que le bot Google crawle l’ensemble des urls Adwords et les flux shopping, les urls ne sont pas indexées.

Voici la présentation complète de cette conférence : SEO vs SEA

Relation client/prestataire et gestion de projet SEO

Proposée par Aurelien Bardon retour sur les fondamentaux de la communication, les bonnes pratiques pour ne pas perdre de temps du fait de son expérience.

Il est possible de gagner du temps en étant le plus complet lors de ses échanges avec ses clients. On évite un ping pong interminable d’échange d’e-mails.

Il faut aussi avoir en tête que plus l’entreprise est importante, plus les choses sont compliquées, parfois il faut avoir 4 personnes différentes pour la simple modification d’un title, la gestion de projet sera plus facile si vous avez le bon interlocuteur, celui qui a le pouvoir de décision.

Table ronde : Comment se former en Webmarketing ? Autodidacte ou formation universitaire ? 

Autour de Yann Lemort et Sébastien Monnier la discution à été orientée vers la définition du bon profil du référenceur, quelles qualités doit-il avoir? Il doit savoir lire, ecrire, être technique, bon en marketing, et parler plusieurs langues. J’ai une vision un peu différente pour ma part, le bon référenceur doit être curieux, avoir envie d’apprendre, de tester les choses et de les appliquer ensuite.

Un constat final sur la formation des futurs « experts du web » avec comme le souligne Yann une différence notable de motivations et de temps de formation entre les différents pays ou il donne des cours, le retard français est indéniable.

C’est la fin de cette journée de conférence, il est maintenant temps d’aller boire un verre et de continuer les discussions. Le meilleur moment pour les échanges à coup sûr !

Article publié par JIMENEZ Julien (Korleon) :


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  • Hello Frédéric,

    Merci beaucoup pour ce compte rendu.
    Nous n’avons pas eu le temps de beaucoup échanger ensemble mais c’était sympa.

    A bientôt